On a souvent cette envie, quelque part dans un coin de la tête.

L’envie d’avoir de belles photos de sa famille. Des images à garder, à imprimer, à transmettre. Des souvenirs qui racontent quelque chose de vrai.


Et puis, presque aussitôt, il y a cette petite voix qui s’invite :

“Pas maintenant.”


Pas maintenant parce que tu es fatiguée.

Pas maintenant parce que la maison est en bazar.

Pas maintenant parce que les enfants ne tiennent pas en place.

Pas maintenant parce que tu ne te reconnais pas vraiment dans ton reflet.


Alors on attend.

Le bon moment.

La bonne énergie.

La version de la vie où tout serait enfin un peu plus simple.


Sauf que ce moment-là… arrive rarement.

Close-up details of intimate wedding moments captured on a white bedspread.
Close-up view of tiny baby feet resting on soft white textured blanket in natural lighting.

« Je ferai des photos quand je serai moins fatiguée »


C’est probablement l’une des phrases que j’entends le plus souvent.

Et je la comprends tellement.


La fatigue fait partie intégrante de la parentalité. Je ne connais aucun parent qui ne s’en plaigne pas, à un moment ou à un autre. Les nuits trop courtes, les journées trop pleines, la charge mentale qui ne s’arrête jamais vraiment.

Alors évidemment, l’idée de se faire photographier avec des cernes, les traits tirés et peu d’énergie n’est pas toujours très séduisante.


Mais cette fatigue-là raconte quelque chose.

Elle raconte que tu donnes beaucoup.

Que tu es là, même quand c’est difficile.

Que tu accompagnes, que tu portes, que tu rassures, que tu aimes.


Je ne vais pas te mentir : se voir en photo quand on est fatiguée peut être inconfortable au début. On a parfois du mal avec son image. Puis, avec le temps, le regard change. On devient plus douce avec soi-même. Parce que ce qu’on finit par voir, ce n’est pas la fatigue. C’est la tendresse. La connexion. La présence.


Et c’est souvent exactement ce que nos enfants voient, eux, en premier.

A black and white photo montage shows intimate moments of a sleeping baby in various positions.

La pression des souvenirs parfaits


À cette fatigue s’ajoute souvent une autre pression, plus silencieuse mais bien présente : celle de devoir créer des souvenirs parfaits.

De jolies photos.

Des enfants souriants en même temps.

Une maison rangée.

Des parents détendus.

Une image qui coche toutes les cases.


Cette pression est partout. Elle vient des images qu’on voit défiler, des réseaux sociaux, de cette impression que les souvenirs doivent être esthétiques pour être valables.


Résultat ? On repousse encore.

On se dit que ce n’est pas le bon jour.

Pas le bon âge.

Pas le bon moment.


Et pendant ce temps-là, la vie continue. Elle déborde. Elle rit. Elle crie. Elle passe.


La vérité, c’est que le perfectionnisme nous empêche souvent de garder des souvenirs tout court. Pas parce qu’on n’en a pas envie, mais parce qu’on a peur de mal faire.

People gathered in a dimly lit room with terracotta floors and arched windows, sitting in modern chairs and conversing.
A heartwarming sequence of candid moments between a father and child playing and laughing together on a couch.
A black and white photo sequence shows a couple sleeping together in bed, captured in a cinematic style.

Photographier pour Instagram… ou photographier pour plus tard ?


Depuis quelques années, beaucoup de photos sont pensées pour être partagées. Pour être postées. Pour plaire. Pour montrer une version lisse et maîtrisée de la vie de famille.

On prend la photo, on la publie, on reçoit des petits cœurs. Sur le moment, ça fait du bien. Et puis, on passe à autre chose.

Mais plus tard…

Que raconteront ces images ?


Est-ce qu’elles te permettront de ressentir à nouveau quelque chose ?

De te souvenir de l’ambiance, des gestes, de l’amour qu’il y avait là ?


Photographier pour plus tard, c’est autre chose.

C’est accepter le flou, le mouvement, le bazar.

C’est faire des photos quand les enfants cuisinent et que la cuisine ressemble à un champ de bataille.

Quand ils sautent dans les flaques.

Quand ils se brossent les dents.

Quand le bain se transforme en tsunami.


Ces photos-là ne sont peut-être pas faites pour être montrées.

Mais elles sont faites pour être gardées.

Three connected images show a tender moment between parent and baby sitting in a wooden chair by a wall.
Modern open concept living space with recessed lighting and built-in wall shelving displaying decorative items and plants.
A tender moment shared between parent and baby lying together on a bed with soft lighting and white bedding.
A series of four tender moments showing someone in a black sweater holding and kissing a small baby.

Et si on arrêtait d’attendre ?


La vraie vie ne se mettra probablement jamais en pause pour te laisser le temps de tout aligner. Les enfants grandissent pendant que tu hésites. Les moments passent pendant que tu attends de te sentir prête.


Faire des photos de famille, ce n’est pas figer un moment parfait.

C’est documenter ce qui est déjà là.


Un jour, ces images deviendront bien plus que des photos.

Elles deviendront des souvenirs.

Puis des archives.

Puis un héritage visuel et émotionnel pour tes enfants.


Et si tu apparaissais aussi sur ces images, ce serait encore plus précieux. Parce qu’eux auront envie de voir comment tu t’occupais d’eux. Comment tu jouais. Comment tu les aimais.

A colorful HABA board game is being played on a wooden table with game pieces and cards spread out.
A row of photographs showing people gathered around a table in what appears to be a restaurant or dining setting.

Et maintenant ?


Si cette réflexion te parle, si tu sens que quelque chose a bougé en toi en lisant ces lignes, c’est sans doute que ce sujet te touche plus que tu ne le pensais.


En ce moment, je prépare un projet un peu spécial, pensé pour les familles qui ont envie de garder des souvenirs vrais, vivants, ancrés dans leur quotidien. Un projet pour celles et ceux qui ne veulent plus attendre que tout soit parfait pour documenter leur vie telle qu’elle est.


Je partagerai très bientôt plus d’infos à ce sujet et ce sera en priorité via la newsletter.


Si cette idée te parle, inscris-toi à la newsletter. J’y partagerai très bientôt la suite.

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